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Mais qu'est ce donc qu'un aéroglisseur




Souvent ceux qui savent tout, sur tout, sur le zinc du comptoir, disent :

« Wouai, j'ai vu ça à la TV dans les reportages en Louisiane, ou Flics à Miami… »

Ben que nenni ! Il s'agit d'hydroglisseurs… !

Bon alors de quoi parle-t-on ?
Tout d'abord, sachons de quoi l'on parle…

le nom ou désignation d'un engin ou appareil… est basé sur son utilisation dite normale, naturelle,
et non sur son mode de propulsion !



Quelques définitions :

  Hydroptère :
est formé de Hydro (=EAU en grec ancien)  +  ptere (=AILE en grec ancien) = soit donc une Aile dans l'EAU
( Hydroptère = Hydrofoil chez les Grands Bretons/autre coté du channel ) Il s'agit alors d'embarcations nautiques avec une aile à l'avant et parfois aussi vers l'arrière, permettant de décoller la coque de l'eau, d'où les effets de frottement moindre, et obtenir des vitesses assez conséquentes !

  Aéroptère :
est formé de Aero (=AIR en latin)  +  ptere  (=AILE en grec ancien) = soit donc une Aile dans l'Air… peut désigner autant des ailes de parapente, que des engins utilisant le dit "effet de sol"…


Alors que :

  Hydroglisseur :
est formé de Hydro (=EAU en grec ancien)  +  glisseur = soit donc qui Glisse sur l'EAU.
(Hydroglisseur = Airboat chez les Grands Bretons/autre coté du channel ) Soit un engin glissant  (en contact direct)  sur de l'eau durant le fonctionnement normal ou déplacement, soit essentiellement sur eau (hydro)!

Tandis que :

  Aéroglisseur :
est formé de Aero (=AIR en latin)  +  glisseur = soit donc qui Glisse sur l'AIR.
(Aéroglisseur = Hovercraft chez les Grands Bretons/autre coté du channel ) Soit un engin glissant sur de l'air durant le fonctionnement normal ou déplacement sur terre, pierres, sable, terrains marécageux, rizières, eau, neige, glace …! (liste non exhaustive…)

Durant le fonctionnement, il est créé une sustentation sur un filet d'AIR de hauteur variable, permettant un déplacement sans contact (frottement) sur les différents médiums tels que terre, glace, eau… (voir liste précédente ci-dessus)
L'aéroglisseur est donc un engin tout terrain de terre, sable, glace, eau…



Rappel : Lorsque l'on parle d'Aéro (Air) on parle de la surface de contact, et non du mode de propulsion.
On peut distinguer les aéroglisseurs à coussin, à segments… tous créent une surface d'air ou filet d'air qui supprime la friction de la masse de l'engin, permettant ainsi un déplacement optimum, voir rapide ou avec peu de puissance dissipée… !

 

 
Ainsi existe t-il des porte-charges ou transpalettes industriels avec pour seul contact, d'un côté la masse ou charge , et de l'autre : l'air !

On s'aperçoit donc qu'il y a :
  1.   les engins dits nautiques : hydroptère, hydroglisseur…

  2.   les engins dits aériens : aéroptère, aéroglisseur…
En France, nous avons de la difficulté à appréhender tout ce qui nous est différent ou que l'on ne comprend pas, et dont on a difficulté à ranger ou classifier dans une case habituelle…



Intérêts des aéroglisseurs, véhicules à cousins d'air (VCA):

Tout à fait adapté pour des déplacements sur des surfaces non conventionnelles et/ou non appropriées à l'usage d'un autre véhicule ou engin !

Exemples : lits de rivières et cours d'eaux, marécages, plages, pistes, rizières, toundra, glace en cours de fonte, canaux de navigations, pistes…


Comme vous pouvez le constater, au travers les définitions ou au regard des photos d'illustrations jointes, tous ces engins ne sont pas ou plus des bateaux traditionnels…
Mais au fait, qu'est-ce donc qu'un « bateau » dans la législation ?
Désolé pas un mot sur « bateau » dans la législation, on mentionne en revanche le terme de « navire » pourtant mainte fois cité dans le code maritime français… !
Bon alors qu'est-ce qu'un « navire », alors ?
Désolé encore… mais le terme de « navire » n'a pas été défini non plus…

On parle, on parle, on réglemente sur quelque chose dont on n'a même pas défini le sens ou de quoi l'on parle…

Aberrant pensez-vous !    Et vous avez totalement raison !

Et oui, mais c'est la triste vérité, vérifiez donc, les juristes spécialisés en droit de la mer, vous le confirmeront…

Dans la législation Française, ne pourrait-on commencer par le début (pour une fois), à savoir définir un glossaire…, un vrai glossaire !



Aparté sur la règlementation :

Monsieur le législateur a une tendance presque maladive, à vouloir "règlementer" tout, que ce soit la "hauteur d'un trottoir", "l'écartement des portes" etc…
Mais est-il de son rôle ou compétence de vouloir règlementer tout avec des mesures ou définitions techniques… Ne devrait-on pas, se contenter de préciser dans la règlementation, faire seulement mention de la "fonction" de destination, comme "protection de …"

Bien entendu il y a exception, si cette dite mesure doit devenir immuable, comme le "mètre-étalon" par exemple !

Ainsi dans la législation maritime est-il fait référence à l'épaisseur minimum d'un pare-brise !
On oublie que lorsque la législation est créée, elle correspond à une technologie du temps… (le verre), or la (technologie) évolue sans cesse… comme nous le savons tous… !
Or si vous mettez à ce jour, un pare-brise en polycarbonate, avec une résistance annoncée (x) fois supérieure au verre… ne pourrait-on imaginer ou admettre de réduire l'épaisseur du pare-brise, toute résistance à l'impact comparable, voire supérieure !

Il est bien compréhensible que le législateur, dans son rôle souverain, veuille encadrer la sécurité et éviter les abus…

Alors pour l'exemple cité ci-dessus du pare-brise, pourquoi ne pas indiquer le type de force de résistance à l'impact… ex : Devant résister à un objet de masse de (y) de d'une surface de (z), envoyée avec une force de (x) à une distance de (yy) ; ou alors une quantité d'eau de (xx) envoyée d'une distance de (yy)…

Là, ce serait plus précis, soit… et non limité à une seule technologie "donnée" du moment, ou seulement dictés par l'intérêt financier et personnel d'un "lobby" détenant seul la dite technologie !
 
Revenons-en aux aéroglisseurs…

  1. à propos des atterrissages :

    Ainsi en droit maritime Français, un dit "navire aéroglisseur" qui se poserait sur terre ou plage, serait-il considéré comme "juridiquement" échoué ?

    Les aéroglisseurs se meuvent sur l'eau, soit… Mais aussi sur différents autres terrains, tels que : terre, pierres, glace, neige…
    Alors pourquoi donc le législateur remise-t-il les aéroglisseurs dans la catégorie des "Navires" et sont régis par le code maritime ?

    Alors que penser d'un "navire aéroglisseur" qui serait sur une piste de sable ou en dur (béton, bitume, …) ?

    Pourtant cela fait partie de la spécificité et grands avantages des engins ou véhicules sur coussin d'air (aéroglisseur) de pouvoir passer d'un type de terrain à un autre, sans adaptations particulières !


    L'atterrissage est pourtant prévu pour les cousins "hydravions" qui peuvent atterrir sur terre et aussi sur l'eau, moyennant des artifices comme des trains d'atterrissage munis de roues…

  2.   Hydravion :
    est formé de Hydro (=EAU en grec ancien)  +  avion (Avion étant défini comme un aérodyne, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale OACI) = soit donc un Avion qui va sur l'EAU

  3. les engins de petites capacité ou catégories :

    Il est aussi une partie qui semble assez manquante dans la législation française, c'est l'absence de définition pour les véhicules ou engins de petites capacités…
    Ainsi il y a beaucoup de difficultés à envisager le commerce du transport de personnes(payantes) sur de petites embarcations, que ce soit de baptèmes ou de transport sur de faibles distances…
    A ce jour la législation réclame des diplômes tels que "capitaine 200", non compris les multiples tracasseries traditionnelles de Madame l'administration en France !


  4. à propos du glossaire :

    En matière de contrats financiers et/ou commerciaux, quand il est fait référence à un terme assez particulier ou pouvant prêter à confusion ou litige, il est donné la définition du terme dont on parle ou fait référence, afin d'éviter toute contestation…
    Nous en revenons donc en la bonne vielle logique du bon sens de définir les termes spéciaux utilisés dans un glossaire !

    Ainsi pour le service des transports du Canada , un "aéroglisseur" ne peut être assimilé à un "bâtiment de mer conventionnel" !

            http://www.tc.gc.ca/fra/securitemaritime/desn-petits-batiments-vca-1929.htm

    Le terme de "bâtiment de mer conventionnel", est à mon sens bien plus adapté que celui de "navire", actuellement employé à toutes les sauces dans la législation maritime Française !
    Il serait sans doute judicieux de revoir la copie, dans un but d'harmonisation juridique et commerciale.



  5. avancé de la réglementation en Angleterre  :

    extrait - traduction du dernier post…

    Dans le cadre de la poursuite des travaux sur le nouveau «code de pratique des aéroglisseurs », une proposition de réglementation a été présenté au MCA la semaine dernière ( 10 au 15 dec 2013) lors d'une réunion très constructive présidé par Simon Milne , directeur de la Direction des normes de navire de la MCA.

    La réunion a été suivie par John Gifford (Griffon Hovercraft, NDT : premier constructeur mondial, doublement des effectifs et triplement du chiffre d'affaire en 3 ans) et Russ Pullen (Flying fish hovercraft) de l'Association des Fabricants d'Aéroglisseurs (HMA, NDT : association similaire à France Aéroglisseurs) et des représentants de la Lloyds, de l'Hovercraft club de Grande-Bretagne, de l'Hovercraft Museum et des opérateurs d'aéroglisseurs commerciaux, Intertidal et Ecospan.

      NDT : INTERDIDAL et ECOSPAN proposent des prestations comparables à ce que fait en France   Aéroglisseurs Services : http://www.aeroglisseurs.pro/ depuis plus de 7 ans…

    Ce projet de réglementation a été chaleureusement accueillie par le MCA, quelques modifications et précisions relativement mineures étant nécessaires, ces changements seront soumis en 2014 et il semble bien que le code sera utilisable à partir d'Avril 2014 - la législation actuelle peut prendre un certain temps (NDT : chez eux aussi).

    Ce qui est clair, c'est que la structure de base du projet de réglementation sera adopté - actuellement les catégories qui nous intéressent ici ce sont les aéroglisseurs ultra-léger et léger (NDT : secteur le plus porteur en terme d'emplois et de fabrication d'appareils).

    En bref, l'aéroglisseur « ultra-léger » sera désormais exclu de toute législation MCA lorsqu'il est utilisé pour les opérations commerciales (non - passagers).
    Cependant les paramètres de fonctionnement seront étroitement établis- ce n'est pas une porte ouverte à fonctionner de manière « cavalière » et sans règles, mais plus la reconnaissance qu'un petit aéroglisseur fonctionnant sur le littoral est plus proche d'un engin d'équipement que d'un bâtiment de mer (NDT : ils n'ont rien ou presque, en commun).

    La législation « santé et sécurité » dicte évidemment la sécurité des opérations, et le règlement fait de nombreuses recommandations pour la construction / la formation, etc., ainsi les opérateurs auront encore besoin d'un permis pour la plupart des travaux.

    Mais c'est un grand pas en avant et nous nous attendons à des ventes au Royaume-Uni avec un boom en 2014 car maintenant une procédure plus claire et plus simple pour utiliser un petit aéroglisseur à des fins commerciales est en marche.

    Le règlement s'étend même à la clarification des activités récréatives, de loisirs et les aéroglisseurs de course avec des normes techniques recommandées à prendre en compte par les fabricants et les constructeurs. (NDT : la compétition est encadrée par d'autres règles en France et il convient de ne pas confondre les deux domaines).

    « Aéroglisseur léger » est la catégorie au-dessus des « ultra légers », les paramètres de sécurité, de construction et d'exploitation sont plus considérables, mais cela signifie qu'il y a une voie claire pour les opérateurs commerciaux pour utiliser un petit aéroglisseur pour des promenades de tourisme, bateaux taxis, etc.

      Les différentes Catégories :

    1. Ultra léger : jusqu'à 500 kg, maximum 4 personnes, pas de passagers (au sens « transport »).

    2. Léger : jusqu'à 1000kg, maximum 8 personnes y compris des passagers.

    3. Petit : Plus de 1000kg, moins de 24 m et jusqu'à 12 passagers.

    4. Grand : Adhère au Code HSC. (nota, HSC applicable aux transports internationaux).

    5. NDT : En France les 2 premières catégories pourraient entrer dans le contexte d'une exploitation, sans avoir besoin d'être titulaire d'une capacité de type « capitaine 200 ».

      Le dernier document de référence vient de paraître… sans-doute le dernier…
      Vous pourrez remarquer le glossaire des définitions préconisé ci-dessus, comme dans "tout bon document commercial" (en chapitre 2 page 7 à 13) du document Pdf.
      Regardez vraiment en page 10, même la définition du "Mile" est indiquée, soit : "Mile" veut dire mile nautique soit 1852 mètres.     C'est complet !
      La liste de tous les contributeurs est mentionnée alinéa 1.1.9, au moins c'est bien de la transparence ça, non ?
      Dont l' "Institution Royale des Architectes Navals" ainsi que les "Lloyds Register"…
       
      Télécharger ici le document de référence Anglais Version 9 en attente de validation officielle.
        Voilà ce qu'il en est de l'avancée de la réglementation… "Are you ready for improving yours… ?"


 


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